La première cryptomonnaie du marché s’échange autour des 6.000 dollars, contre 16.000 dollars début janvier.

L’année 2018 ressemble pour l’heure à une bérézina pour  le bitcoin. La plus connue des cryptomonnaies, qui valait encore 16.000 dollars début janvier, poursuivait sa chute ce mardi, tombant sous les 6.400 dollars, selon les chiffres de Coinbase.

Lundi, un bitcoin s’échangeait encore contre 8.500 dollars. Mais, dans son sillage, les centaines d’autres cryptomonnaies connaissaient également une forte baisse de leur valeur ce mardi, selon Coinmarketcap.

Cette chute est cependant à relativiser, tant les variations du bitcoin sont importantes. En revenant autour des 6.400 dollars, la cryptomonnaie retrouve  ses niveaux d’octobre 2017, un cours qui était  difficile à imaginer en août 2017.

Hésitations après le méga-piratage de Coincheck

« Il faut voir derrière ce mouvement les durcissements réglementaires et le fait que les investisseurs perdent confiance » dans les cryptomonnaies, a commenté auprès de l’AFP Stephen Innes, responsable des transactions Asie-Pacifique chez Oanda, une société de services financiers spécialisée dans le marché des changes.

Le marché est perturbé par une série d’incidents, comme le piratage de la plateforme d’échanges japonaise Coincheck. Le 26 janvier, la société a perdu l’équivalent de quelque 530 millions de dollars dans le piratage d’actifs en NEM, à ce jour  le vol le plus important dans l’histoire des cryptomonnaies. La plateforme s’est engagée à rembourser les sommes perdues.

Un lien avec Wall Street ?

Cette baisse du bitcoin intervient alors que  les marchés boursiers asiatiques plongeaient ce mardi dans  le sillage de Wall Street , pénalisés par la nervosité des investisseurs face à une hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis.

« Il est trop tôt pour faire un lien entre les performances des marchés boursiers et le bitcoin, mais évidemment, le bitcoin présente aujourd’hui les mêmes tendances de panique que connaissent les marchés boursiers », a estimé Stephen Innes.

Plus grande volonté de réguler

En parallèle, autorités monétaires et acteurs financiers à travers le monde ont encore durci le ton ces derniers jours sur les cryptodevises. En Chine, où les plateformes d’échanges avaient déjà dû cesser leurs opérations en septembre, le gouvernement veut désormais  étouffer les ultimes transactions de cryptomonnaies, a indiqué lundi un média officiel. Les autorités ont notamment bloqué l’accès aux plateformes d’échange.

La baisse du bitcoin « est principalement due […] à la volonté des autorités chinoises de renforcer les règles sur les cryptomonnaies », a ainsi affirmé à l’AFP Daisuke Yasaku, de l’institut de recherche Daiwa. La Chine reste le principal producteur de bitcoins, grâce notamment à une énergie bon marché.

Vers des propositions émanant du G20

Lundi au Royaume-Uni, Lloyds Bank a annoncé  avoir interdit les achats de bitcoin  à découvert par ses clients munis de carte de crédit, suivant l’exemple de plusieurs grandes banques américaines qui craignent des problèmes d’endettement.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a aussi mis en garde lundi contre les cryptomonnaies, des actifs selon lui « très risqués » et dont le prix est « entièrement spéculatif ».

Le sujet de la régulation sera notamment abordé au prochain G20 Finances en mars, où les ministres français et allemand des Finances  vont présenter des propositions communes sur les cryptomonnaies.

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