Un groupe d’agents russes a été inculpé par un Grand Jury américain pour des activités cybercriminelles. Celles-ci, financées avec Bitcoin, donnent à nouveau mauvaise réputation à la crypto-monnaie. Le fait divers met à nouveau en avant des entités étrangères utilisant l’anonymat des crypto-monnaies pour soutenir des opérations illégales sur le territoire américain.

Un trafic étudié par le ministère de la justice américaine

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Le ministère américain de la Justice (DOJ) a récemment dévoilé un document dans lequel il affirmait que le grand jury de l’État de Pennsylvanie avait inculpé des agents des services de renseignement russes. Les chefs d’accusation concernent des campagnes de cyber-intrusion, d’influence, ainsi que de désinformation. Dans cette accusation, le grand jury met en cause des membres de l’agence de renseignements russe, plus largement connue comme la direction principale du renseignement de l’état-major général (GRU).

Dans ces documents, le ministère de la justice américaine fait mention de plusieurs inculpés, qui sont majoritairement membres de l’organisation d’Etat. Parmi eux, Dmitriy Sergueïevitch Badin, Aleksei Sergueïevitch Morenets, Evgenii Mikhaïlovitch Serebriakov, Artem Andreïevitch Malyshev, Oleg Mikhaylovich Sotnikov, Ivan Sergueïevitch Yermakov et Alexey Valerevich Minin, figurent parmi les noms que les autorités locales accusent directement. La justice américaine a permis de mettre à jour plusieurs types d’accusation.

Le groupe de trafiquants aurait agi pour avoir aux systèmes informatiques de diverses entités. Parmi les cibles, l’agence américaine antidopage, ou encore une société d’énergie nucléaire, dont des failles de sécurité ont permis l’intrusion des pirates. C’est également le cas d’une organisation enquêtant sur l’utilisation d’armes chimiques. Le document dévoilé par l’Etat a aussi fourni de détails sur les activités des trafiquants, notamment les parades qui leur évitaient de se faire repérer par les forces de l’ordre.

Le grand public a notamment appris que le groupe s’appuyait sur la technologie des crypto-monnaies pour acquérir les infrastructures utilisées dans leurs campagnes de piratage. Ces activités, qui comprennent des échanges de diverses monnaies s’étendent surtout sur l’achat de serveurs, mais aussi sur l’enregistrement de domaines. Des paiements lancés dans l’optique de favoriser le hacking sur la toile, ont aussi été relevées.

Le bitcoin, première ressource des pirates informatiques

En choisissant le bitcoin, ces pirates informatiques étaient parvenus à supprimer toute forme d’échanges entre des éléments humains, ou avec des institutions financières classiques. Cette absence d’intervention extérieure aura été déterminante pour les hackeurs, qui ont ainsi évité toute forme de contrôle d’identité. Une caractéristique qui leur a aussi permis de ne pas attirer l’attention sur leurs sources de financement, et de continuer leurs activités un bon moment avant d’être découverts.

L’acte d’accusation émis par la justice américaine laisse entendre que ces trafiquants du web ont largement exploité des bitcoins. Ces processus de mining, initiés pour générer les fonds nécessaires au financement de leurs opérations illégales, sont suspectés d’avoir visé les élections locales en 2016. Il s’agit du dernier acte d’accusation américain liant les activités criminelles d’entités russes à une crypto-monnaie largement utilisée par le grand public.

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