Dans l’univers des crypto-monnaies, rien ne semble jamais acquis. Récemment, c’était au tour de Bithumb qui annonçait la blacklist de plusieurs pays. La Tunisie, en ligne de mire, semble être la principale visée par cette réforme. La plateforme Number One d’échange en devises cryptées a fait savoir que les pays à hauts risques étaient ciblés.

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Bithumb ne prend pas de risques, et se montre encore une fois intransigeant avec les entités qui peuvent représenter une menace, même potentielle. Le plus grand site consacré à l’échange d’actifs numériques a créé la polémique en annonçant le retrait des accès depuis les pays « unsafe ». Ces nations, dans lesquelles les risques sont élevés, ne bénéficient plus du commerce de crypto-monnaies via Bithumb. Parmi les concernés se trouvent l’Ethiopie, la Corée du Nord, l’Iran, ou encore le Yémen. Si la Syrie fait également partie des pays blacklistés, les internautes ont surtout été interloqués par l’inclusion de la Tunisie. Cette liste noire, qui regroupe des régions du monde aux situations particulièrement sensibles, ne justifierait pas seulement ce choix par des climats économiques et/politiques sensibles.

Selon Bithumb, la décision vise à empêcher l’utilisation de ses technologies dans des contextes de blanchiment d’argent. Cette démarche frauduleuse, régulièrement dénoncée par la plateforme, est combattue avec véhémence. La liste comprend aussi des pays dans lesquels les activités criminelles et terroristes sont nombreuses. Le géant chercherait ainsi à annuler toute possibilité de financement illégale, en provenance de sa plateforme. Peut-on, pour autant, considérer que la suppression de cet accès va réduire la portée des investissements frauduleux ? Pour le Groupe d’action Financière Intergouvernemental, ces nations ne sont pas munies des réglementations nécessaires pour faire face à ce genre d’activités.

Les onze pays seraient des nations sensibles, où les mesures de sécurité ne permettent pas de lutter contre des actions anti-gouvernementales. Le financement du terrorisme, en particulier, fait grincer des dents. Car c’est bien le point essentiel soulevé par les intéressés : ce qui est, aujourd’hui, la première forme de menace sécuritaire peut aisément trouver des investisseurs sur les plateformes non-protégées, tout en profitant du système financier. Bithumb se veut intraitable : en imposant ses propres règles, la plateforme espère offrir un minimum de protection à ses investisseurs. La firme ne cache cependant pas son désir de collaborer avec les autorités de ces différentes nations.

Le but : créer un environnement fiable et stable, dans lequel le marché des crypto-monnaies pourra se développer de manière transparente. Ces règles, qui concernent déjà les monnaies fiduciaires, sont doucement mises en application sur l’argent dématérialisé. Si le cas de la Tunisie a pu soulever quelques sourcils, il est pourtant justifié. En effet, ce pays fait partie des paradis fiscaux les plus populaires, hors de l’Union Européenne. Le risque de blanchiment d’argent y serait donc multiplié, autant que les possibilités d’activités illégales. Pour Bithumb, ce désir de transparence reste aussi une garantie qualitative pour ses utilisateurs, le propulsant parmi les plateformes les plus sûres dans le secteur.

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