Hacked alert on the screen of smartphone on laptop computer. Skull of death on data flowing background. Selective focus on screen of the phone.

Au Japon, l’environnement des cryptomonnaies profite d’un ensemble de réglementations mises en place par des régulateurs comme la FSA (Financial Service Agency) qui est l’équivalent de l’AMF européenne. De nombreux acteurs comme Bitpoint y bénéficient d’une licence pour échanger des monnaies numériques.

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Le pays du Soleil Levant devrait donc être théoriquement capable d’offrir une sécurité supérieure à d’autres pays aux opérateurs de monnaies virtuelles. Le piratage qu’a subi Bitpoint démontre par contre que c’est loin d’être le cas. Le vol a permis aux pirates de cryptomonnaies de dérober 32 millions $ sur les portefeuilles de la société boursière japonaise. D’autres plateformes boursières comme Coincheck ont également été victime d’un vol de 530 millions de dollars en 2018.

Bitpoint et les exchanges : des failles de sécurité au niveau des portefeuilles numériques

Société boursière ayant son siège à Tokyo, Bitpoint est une filiale du groupe Remix Point et a été créée en mars 2016. Elle est spécialisée dans le développement de logiciels de cryptage et possède un capital de 41 millions USD, soit 4.430 milliards Yens. Elle dispose de nombreuses filiales dans le monde entier, dont à Hong Kong, Taiwan, Corée, Malaisie, Panama, Apec et Hangzhou.

Un piratage à 29 millions € chez Bitpoint en Juillet 2019

C’est dans la nuit du 12 juillet qu’un acte de piratage a été détecté chez Bitmain, grâce à l’apparition d’une erreur dans le flux sortant des portefeuilles de ses cryptomonnaies. En effet, des fonds sont sortis sans en avoir l’autorisation et l’exchange a immédiatement suspendu ses services.

Lors de l’acte de piratage, cette bourse a perdu 2210 Bitcoins et Bitcoins Cash, 5108 Litecoins, 11169 Ethereums, ainsi que des XRP. Au total, l’équivalent de 32 millions USD ont ainsi été dérobé. Le plus grave, c’est que 71% de ces actifs cryptographiques appartiennent aux clients de la bourse, soit l’équivalent de 23 millions de dollars. La partie restante est la propriété de la société d’exchange, soit 9 millions de dollars, constitués par des bénéfices réalisés dans l’année par la société, ainsi que des fonds de réserve.

Les autorités nippones ont obligé la bourse à procéder au remboursement des clients lésés. Genki Oda, le président de l’entreprise a déclaré le 16 juillet qu’elle rembourserait ces clients dans leur intégralité sous forme de cryptomonnaies lorsque les services de la bourse reprendront.

Bitpoint : conséquences des failles de cyber-sécurité

Le piratage informatique dont a été victime la bourse japonaise Bitpoint a été réalisé aussi bien au niveau de son portefeuille à chaud qu’à froid. Les hot wallets sont utilisés pour stocker les cryptomonnaies nécessaires à la réalisation des transactions en cours, tandis que les cold wallets sont surtout dédiés au stockage à long terme.

L’erreur qui a permis de détecter l’acte de piratage est apparu lors d’une transaction visant à transférer des Ripples à des clients de la bourse japonaise. Trois heures plus tard, une réunion entre les dirigeants de l’entreprise a conclue à la nécessité d’informer les autorités et de suspendre tous les services boursiers de la société.

Aux dernières nouvelles, les fonds disparus ont eu des conséquences dramatiques au niveau de la valeur des actions boursières de Bitpont. En effet, une chute des taux de 19% a été enregistrée depuis cet acte de piratage cryptographique.

De nombreux actes de piratage cryptographiques depuis 2018

Si Bitpoint a subi la plus récente attaque informatique, d’autres exchanges et bourses de cryptomonnaies ont déjà subi des vols depuis 2018. Ces actes réussissent à dérober des sommes conséquentes, malgré les directives et les contrôles de sécurité réalisés par les autorités de régulation des transferts de cryptomonnaies.

Les rôles de la FSA dans la sécurisation des investissements cryptographiques japonais

La FSA a récemment effectué des inspections au niveau des entreprises œuvrant dans le secteur des cryptomonnaies. Dans le cas de Bitmain, elle a conseillé à la bourse de renforcer sa sécurité à cause de la multiplication des actes de piratage informatique dont sont victimes les plateformes d’exchange.

En effet, en 2018, l’exchange Coincheck s’est déjà fait volé plus de 530 millions USD de valeur de cryptomonnaies. Au mois de mai 2018, Binance a également été victime d’un acte de piratage cryptographique qui a fait perdre à ce dernier plus de 40 millions USD. Six autres plateformes d’exchange ont au total été les cibles de cyber-attaques depuis les derniers mois, dont trois au Japon.

Par rapport à ces évènements, il est nécessaire de souligner que ce sont les entreprises de cryptomonnaies qui se sont faites piratées, et non les monnaies virtuelles elles-mêmes. En effet, le Bitcoin et les autres coins ne sont pas piratables à cause des caractéristiques mêmes des blockchains. Or, de leurs côtés, les autorités de régulation et de contrôle, comme l’AMF et la FSA, tendent à se focaliser particulièrement sur la sécurité des algorithmes, ce qui n’est donc pas essentiels. Ces organismes ont également pour fonction de lutter contre les usages illicites des plateformes d’exchange, pour éviter qu’elles ne deviennent des niches pour le blanchiment d’argent et le trafic de drogue.

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