Le monde de la grande distribution rejoint les efforts du secteur alimentaire pour l’adoption de la blockchain. Après que Nestlé, Walmart, ou encore Unilever aient décidé de s’approprier cette technologie pour assurer la qualité de leurs produits, Carrefour est la première enseigne de distribution française à adopter ce système pour rassurer sa clientèle.

Un pas vers les standards mondiaux de traçabilité

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Carrefour se positionne aujourd’hui parmi les distributeurs qui ont choisi d’investir dans la qualité des produits qu’il propose au grand public. L’enseigne a annoncé lundi qu’elle rejoint la plateforme Food Trust, qui garantit la traçabilité des produits alimentaires mis sur le marché. Le protocole, qui a été développé par IBM, s’est notamment fait connaître pour la transparence qu’il offre aux aliments que l’on retrouve en magasin. IBM Food Trust avait déjà réuni plusieurs géants du secteur alimentaire, dont Nestlé et Unilever, qui mettent ainsi fin aux polémiques dans lesquelles ils se sont embourbés il y a quelques années.

La décision de Carrefour rallie celle de Walmart : il y a quelques jours, la firme américaine avait fait savoir qu’elle avait adhéré au mouvement pour apporter de la transparence à la provenance de ses pousses d’épinards, et de ses laitues.

Carrefour rejoint ainsi un mouvement que les grandes enseignes commerçantes sont nombreuses à avoir adopté aux Etats-Unis. Pionnier sur le territoire français, le distributeur suit les traces de Krogers et de Wegmans, deux géants américains qui ont été parmi les premiers à se positionner. On sait aujourd’hui que d’autres entités commerciales devraient bientôt entrer dans l’aventure, offrant à la blockchain une chance de se développer en dehors du cercle encore fermé des crypto-monnaies. Le directeur du programme Blockchain chez Carrefour rappelle que ce protocole est un moyen unique d’intégrer une communauté active, où producteurs et distributeurs se regroupent.

À ce jour, l’IBM Food Trust réunit, en effet, des acteurs alimentaires venant des 4 coins du monde. Le protocole ne s’arrête pas aux grandes entreprises : il intègre des éléments de toute taille, ayant une part active dans la distribution alimentaire. Emmanuel Delerm a souligné que le travail effectué sur cette plateforme est d’abord un travail commun, et qu’il devrait aider à la mise en place d’un réseau international assurant une traçabilité bénéfique à tous les niveaux.

La « Filière Qualité » améliorée

Carrefour travaille également sur l’application d’une blockchain dédiée à sa gamme « Filière Qualité ». Depuis l’officialisation de ce protocole, le géant français offre une garantie sur l’origine de plusieurs produits alimentaires, dont une partie de ses œufs, de ses poulets, et de ses tomates. Jusqu’à présent, ce ne serait pas moins de 8 produits qui devraient être labellisés d’ici fin 2018.

Pour Carrefour, ces premiers essais ne seraient qu’un début. À terme, plus de 300 filières seraient concernées. Le directeur du programme ne cache pas son envie d’utiliser cette initiative pour inciter les consommateurs à se tourner vers la blockchain de façon durable, et à grande échelle.

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