L’Autorité des Marchés Financiers, qui s’impose comme le gendarme des monnaies numériques, a établi une liste des sites proposant des alternatives de mining, mais n’ayant pas l’autorisation d’exercer auprès du public français.

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La mise en garde n’a pas tardé à se faire connaître : l’AMF prévient les internautes de la présence de plateformes non réglementées, proposant de cumuler de la crypto-monnaie, mais n’étant pas enregistrées auprès de l’entité. La progression impressionnante des devises numériques a vite fait d’alerter l’AMF, qui suit cette évolution de près. L’organisme, qui était au premier rang pour assister au boom du Litecoin, du Bitcoin et de l’Ether, a rapidement constaté que les annonces redirigeant vers des sites peu fiables ont également progressé.

La toile en est aujourd’hui infestée, et il n’est pas toujours possible de vérifier leur pertinence. Dans un système où les mouvements financiers sont très volatiles, il est quasiment impossible de réguler toutes les entités évoluant sur le web. Pour l’AMF, la priorité a été de s’intéresser à ces plateformes qui évoluent sur le territoire français, mais qui ne bénéficient pas des accréditations nécessaires pour poursuivre leurs activités.

Pour le gendarme financier, cette action a commencé par une mise en garde des particuliers. Ces derniers, séduits par les promesses de richesse rapide et « garantie », ignorent généralement que le cours des devises numériques n’a aucune stabilité. Outre les spéculations qui peuvent coûter cher, les possibilités de krach se sont multipliées à mesure que les valeurs boursières augmentaient de manière exponentielle.

Les sites concernés ont également fait l’objet d’un avis leur interdisant de démarcher le public. L’approche n’a cependant pas été lucrative, car ces sites ont continué leurs activités, malgré les relances. Les transactions continuaient de plus belle, sans que les particuliers investissant dans la machine ne bénéficient d’une quelconque garantie de sécurité. L’AMF prévoyait des pertes financières conséquentes, et les prédictions n’ont pas tardé à se vérifier.

Il y a peu, les monnaies numériques ont subi une dévaluation sans précédent. Les principaux actifs ont vu leur valeur diminuer de 2/3 de leur coût initial. Face à cette baisse lourde de conséquence, l’AMF a mis à jour la liste noire des sites qui œuvraient illégalement en France. Ce recensement ne comprend pas moins de 15 plateformes suspectes, ne disposant pas d’un numéro d’enregistrement auprès de l’AMF.

Crypteo.io, ether-invest.com, crypto-major, ecs-solutions.net, minedecrypto.com, ou encore boursebitcoin.com figurent parmi ces plateformes à bannir pour les entreprises comme pour les particuliers. La liste devrait s’allonger, et ne comprend aujourd’hui qu’une petite partie des sites surveillés par l’organisation. Les épargnants sont particulièrement mis en garde, et sont invités à se renseigner sur la légitimité des plateformes sélectionnées avant d’entreprendre une quelconque forme de placement.

L’AMF précise également que le blocage de ces sites serait imminent, et qu’il reste actuellement à obtenir l’aval du gouvernement pour qu’il puisse se faire. La mise à contribution de la loi pour la confiance dans l’économie numérique sera aussi utile pour mettre fin à ces sites frôlant l’illégalité.

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