C’est le vol de cryptomonnaie le plus important à ce jour: 653 millions de dollars canadiens en NEM ont été dérobés à 260000 investisseurs via la plateforme japonaise Coinchek Inc.

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Coinchek, la société qui se targue sur son site Web d’être le chef de file en matière d’échange de cryptomonnaies en Asie, a promis de rembourser ces détenteurs de titres volés, sans donner d’échéancier précis.

La plateforme d’échange promet toutefois de piger directement à-même ses réserves de 525 millions de dollars pour rembourser près de 80% de la valeur totale disparue des portefeuilles des investisseurs. Pour l’instant, il est impossible de déterminer si des Canadiens ont été touchés par ce vol.

L’Agence des services financiers du Japon a exigé lundi que la firme enquête sur ce qui a permis un tel piratage. Coinchek devra rendre un rapport d’ici au 13 février. La société a d’ailleurs suspendu toute activité de négociation de cryptomonnaies, sauf pour le bitcoin, depuis le 26 janvier, où des accès non autorisés ont été détectés sur la plateforme d’échange.

Un risque difficile à contrôler

Ce n’est pas la première fois que des braqueurs de banques virtuelles sévissent en Asie.

Déjà en 2014, la plus importante plateforme d’échange de bitcoins à l’époque, MT Gox, s’était fait extirper une valeur de 493 millions de dollars. La firme a depuis fait faillite, et les investisseurs n’ont pas tous été remboursés.

En décembre dernier, la plateforme sud-coréenne d’échange de bitcoins Youbit a elle aussi fait faillite après avoir été la cible de deux piratages à quelques mois d’intervalle. Les marchés européens n’ont pas échappé à de tels incidents: en Slovénie, ce sont plus de 86 millions de dollars en bitcoin qui ont été dérobés à la firme Nice Hash.

Alors que l’intérêt des investisseurs pour le bitcoin croît, celui des cyberpirates augmente aussi. Bien que les échanges de cyberdevises soient monnaie courante, les mesures de sécurité pour prévenir de tels piratages ne semblent pas s’être accrues selon les propos recueillis par CNN du spécialiste en technologie financière et consultant pour la firme PWC à Hong Kong, Henri Arsanian.

Certains États tentent de contrôler ce genre de risque. La Chine a essayé de bannir de son territoire les échanges de bitcoins. Le Japon, quant à lui, soumet le bitcoin depuis le printemps 2017 aux mêmes lois que toute autre monnaie d’échange.

 

Puisque Coincheck était déjà un marché actif avant que la nouvelle loi entre en vigueur, la firme n’avait toujours pas de licence de la part du gouvernement, mais détenait une autorisation qui lui permettait de poursuivre ses activités.

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