En début d’année, la Securities and Exchange Commission s’est opposée au lancement de fonds indexés (ETF) sur la cryptodevise.

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L’engouement pour le bitcoin dépasse désormais le cercle restreint des initiés, hedge funds et autres geeks. Mais, n’en déplaise à ceux qui prédisent son institutionnalisation prochaine, la  cryptodevise est encore loin d’être un investissement comme les autres . Elle évolue sur un marché non réglementé et s’échange via des plates-formes, réglementées ou non. Normalement, celles qui ont obtenu un agrément de prestataire de paiement de l’ACPR (l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution est l’organe de supervision de la banque et de l’assurance) ont fait ce qu’il fallait pour se prémunir des tentatives de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme. Les autres types d’intermédiaires, qui reprennent souvent les méthodes commerciales douteuses des sites de trading de Forex ou d’options binaires, peuvent cacher de véritables escroqueries.

La solution : investir via des FCP ?

Une solution plus sécurisante pour l’épargnant serait sans doute d’investir via des fonds communs de placement, voire des ETF (exchange traded funds), ces produits financiers qui reproduisent l’évolution d’un indice de marché. Sauf que ces instruments financiers n’existent pas encore. Pour cause. Si l’on dénombre plus de 120 crypto hedge funds – accessibles aux investisseurs professionnels -, les autorités de surveillance des marchés jugent que les conditions ne sont pas réunies pour laisser le grand public s’engouffrer dans un investissement hautement volatil, peu liquide et peu sécurisé.

En France, un acteur reconnu de la gestion française,  Tobam, a lancé un fonds destiné aux investisseurs professionnels en novembre. La proposition est séduisante. Le « bitcoin fund » permettrait d’investir sur la cryptodevise facilement et en toute sécurité. « Par un processus d’investissement transparent et rigoureux, le fonds bitcoin de Tobam prend notamment en charge la gestion des forks (création de nouvelles branches) potentielles comme la réduction des risques de perte et de vol », explique la société. Mais ce fonds, s’il est enregistré auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), n’est pas réglementé et encore moins surveillé. « En aucun cas, le bitcoin n’est éligible à l’actif d’un fonds classique. Nous nous contentons de vérifier si le gérant a la compétence et l’expérience pour mener à bien la stratégie qu’il propose et s’il existe un dépositaire à même de jouer son rôle », avait d’ailleurs à cette occasion rappelé Xavier Parain, le directeur de la gestion d’actifs de l’AMF.

Les ETF sur bitcoin ne sont pas pour tout de suite

De même, aux Etats-Unis, la Securities and Exchange Commission (SEC) veille au grain. L’introduction de contrats à terme (futures) sur bitcoin devait permettre à de nouveaux produits financiers, et notamment des ETF, de voir le jour. Mais la SEC n’est visiblement pas convaincue de la liquidité des nouveaux instruments dérivés négociés sur le CME et le CBOE. Début janvier, trois projets d’ETF sur bitcoin – l’un d’entre eux était censé reproduire les mouvements de la crypto devise en les multipliant par deux – ont ainsi été mis au placard. Au moins pour un temps.

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