Au Québec, le minage de cryptomonnaie est mal perçu par les autorités. Les altcoins, qui consommeraient bien plus d’énergie qu’Hydro Québec ne peut en fournir à long terme, divisent. Face à un phénomène de cryptomining de plus en plus étendu, la société d’État a fini par prendre une décision radicale. Aujourd’hui, la Régie de l’Énergie se veut favorable au tarif dissuasif qu’Hydro Québec prévoit d’appliquer pour les opérations de cryptographie.

Une décision prise « dans l’urgence »

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À Montréal, la situation serait devenue urgente. Alors que les amateurs de blockchains se font de plus en plus insistants, la Régie de l’Énergie n’aurait pas eu d’autre choix que de donner son accord aux suggestions d’Hydro-Québec. L’entreprise, qui avait demandé l’imposition d’un tarif dissuasif, a aujourd’hui le feu vert pour réviser ses prix. Les internautes actifs sur le secteur des crypto-monnaies sont les premiers visés. Les modalités, qui prévoient un certain nombre de conditions, pourraient finalement être approuvées par le tribunal réglementaire. Incluant un total de 14 pages, ces nouvelles mesures proposent la création d’une catégorie particulière, réservée aux mineurs du web.

La mention ne prête d’ailleurs pas à confusion, et désigne directement les internautes qui font usage de cryptographie liée à des blockchains. De nouveaux branchements seraient prévus, tout comme une révision de tarif qui fait polémique. En effet, Hydro-Québec n’a pas été tendre avec les cryptomineurs. Si le tribunal réglementaire valide la proposition, les utilisateurs du Bitcoin paieront 15 cents par kilowattheure. Un montant qui soulève plus d’un sourcil et qui fait jaser, car il est deux fois plus cher que le tarif réservé aux clients résidentiels. Certains utilisateurs pourraient cependant être exonérés de cette hausse, car la révision ne s’appliquerait pas à l’offre préférentielle LG… du moins, pas avant la fin des démarches en cours.

Une approche sécuritaire

La Régie de l’Énergie se serait ainsi décidée pour donner suite à un besoin urgent de sécuriser le dispatching énergétique. Le but est donc clairement d’assurer la disponibilité de l’électricité en toute circonstance. Dans la province francophone, les demandes en énergie ont massivement grimpé, alarmant les autorités qui craignent une mauvaise répartition des valeurs disponibles. Le contexte est particulier, et sans précédent : l’utilisation des blockchains créerait une hausse simultanée des demandes, incitant la société d’Etat à générer plus de courant en un court laps de temps. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles le minage y est considéré comme « dangereux », car nécessite plus de moyens que prévu.

La révision du tarif n’est cependant pas le seul élément qui retient l’attention. Les conditions qui l’entourent méritent aussi réflexion, car pourraient toucher les réseaux de la municipalité. Le choix d’un tarif dissuasif serait donc accompagné d’une mesure de sélection de projets. Pour Hydro-Québec, l’autorisation d’exploiter les chaînes de blocs ne devrait être accordée qu’aux entités soumettant les meilleures propositions. Une approche qui vise, finalement, à réduire le nombre de cryptomineurs, qui consommeraient plus de 40% de la production électrique locale en très peu de temps.

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