La technologie de la blockchain n’intéresse pas uniquement les entrepreneurs qui y trouvent une source de financement alternative pour leurs projets. Elle offre aussi des avantages insoupçonnés pour les systèmes gouvernementaux, qui sont de plus en plus nombreux à lui céder. C’est le cas du Kenya, qui envisage de passer au vote électronique. Le projet, qui est étudié par la commission électorale kenyane, devrait solliciter les chaînes de blocs.

Une proposition longuement étudiée

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Ce n’est pas la première fois que la commission électorale kenyane parle d’intégrer la blockchain au système électoral. En début d’année, la structure avait déjà évoqué la possibilité d’en faire usage pour simplifier les démarches liées aux votes. Si la validité du projet n’avait pas encore été confirmée, le président de la commission ne semble pas vouloir tirer un trait sur la proposition. Ce dernier a affirmé que l’adoption de la technologie était toujours d’actualité, et que le pays était actuellement en train d’en étudier la faisabilité.

L’usage de la chaîne devrait premièrement simplifier le suivi des résultats, qui pourra se faire en temps réel. Si une mise en application sur les prochains scrutins est visée, aucune source ne peut encore confirmer qu’elle sera effective.

L’initiative est originale, mais ne résulterait pas d’un phénomène de mode lancé grâce à la popularisation du système décentralisé. Pour la commission électorale locale, elle offrirait avant tout une solution pouvant garantir l’intégrité des procédés. Comme partout ailleurs en Afrique, le processus électoral est régulièrement au cœur de la polémique : les tentatives de fraudes, tout comme le manque de rigueur soupçonné par la population ne servent pas les intérêts de la commission.

En choisissant d’utiliser les blockchains, elle espère ainsi proposer une solution qui apportera une certaine transparence au processus électoral. La manœuvre ne visera pas seulement à uniformiser les démarches : elle permettra aussi aux candidats d’accéder aux résultats, sans que ces derniers ne soient compromis.

Une technologie sûre pour un vote transparent

Il est aujourd’hui certain que le gouvernement kenyan souhaite mettre un pied dans la nouvelle ère numérique. Les propriétés de la blockchain ne seraient pas étrangères à cette décision : connue pour offrir une base d’informations impossible à modifier, elle permet d’enregistrer et de conserver des données numériques conséquentes. Le potentiel de la chaîne pourrait, en effet, s’adapter à l’échelle des besoins locaux, offrant un lot de données fiables et crédibles pour la commission. Dans un pays où les résultats de votes sont continuellement discutés, la possibilité d’user d’un système sûr constitue une petite révolution.

Le réseau décentralisé, qui a gagné sa popularité grâce aux altcoins, trouve aujourd’hui une nouvelle utilité. Considérée comme un mécanisme pratique qui pourrait améliorer les systèmes gouvernementaux, la blockchain est depuis quelques années annoncée comme une alternative pratique qui pourrait apporter le changement dans les pays pauvres, ou en voie de développement. Parmi les pays africains, le Kenya figurerait ainsi en bonne voie pour regagner la confiance de son peuple.

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