Le choc avait remué les mineurs : il y a quelques jours, l’AMF annonçait que les amateurs de cryptodevises avaient perdu près de 9 millions d’euros. Ce chiffre, qui concerne uniquement le public français, ne représenterait qu’une infime partie des pertes au niveau mondial. L’entité d’autorité sur le marché financier de déclarer que le domaine des devises alternatives devait être pris avec des pincettes.

Pour l’AMF, le rendement minimum perçu sur un investissement en cryptodevises serait impossible à assurer. Aucune entité professionnelle sérieuse ne peut ainsi avancer une garantie, sans risquer de se tromper entièrement. Preuve en est : l’estimation des pertes subies par les miners français depuis le début de l’année. En quelques mois, ce seraient plus de 9 millions d’euros qui auraient été lésés. L’estimation a été réalisée par le centre d’épargne info-service de l’AMF, et se base sur les 4000 requêtes traitées par l’organisme. Les services aux épargnants, qui accueillent les plaintes et les demandes sur l’année en cours, est submergé par les réclamations. Dans ce lot, près de 700 ont un lien avec les actifs alternatifs. Les crypto-monnaies sont mises en cause par plus de 250 signalements et autres réclamations. Un chiffre conséquent qui n’a pas fini de faire parler, et qui a toutes les chances d’augmenter au cours des prochains mois.

Les plateformes usant des principales crypto-monnaies sont particulièrement surveillées. Qu’elles usent du Bitcoin, du Ripple, ou encore de l’Ethereum, ces sites offrant du trading de cryptoactifs font suer les gendarmes financiers. L’AMF de confirmer que la plupart des demandes émises concernent directement les cryptodevises. Les pertes moyennes enregistrées dans le secteur laissent perplexes, car elles sont évaluées à 50.000€, au bas mot. Une estimation qui ne donne pas une idée précise des débâcles les plus importants, mais qui suffit pour braquer les miners. Selon cet organisme, les arnaques sur la toile peuvent, en grande partie, expliquer les moins-values. Les plateformes non réglementées, mais exerçant sur le territoire français sont pointées du doigt.

Il s’agit généralement de sites d’intermédiations, dont les activités n’ont reçu aucun aval légal. Elles ne sont donc pas soumises à des réglementations, et peuvent se permettre de défier les lois sans véritables risques. Dans d’autres cas, ce sont les activités liées à la gestion de produits dérivés qui sont mises en cause. L’association de ces produits à des devises numériques, ainsi que leur exploitation par des entités non certifiées, assure une perte plus ou moins conséquente. L’AMF préconise aujourd’hui d’identifier les sites avant de se lancer dans un quelconque projet.

Malgré la difficulté du procédé, il serait possible de débusquer les arnaqueurs grâce à des astuces simples. L’absence de mentions légales doit être un signal d’alarme pour les miners. Elle n’est cependant pas suffisante pour établir la nature frauduleuse d’un site. L’organisme conseille également de se méfier en cas de localisations douteuses, ou de coordonnées bancaires suspectes. Trois indices qui doivent aider les internautes à rester prudent, et à se méfier en toute circonstance.

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