Alors que de nombreux gouvernements et banques centrales ont clairement dévoilé leurs inquiétudes et réticences à l’encontre du lancement de la cryptomonnaie Libra de Facebook, des partenaires privées du projet semblent également remettre en question leurs implications dans le projet.

tout savoir sur la crypto

Ces derniers, dont des grands acteurs du paiement traditionnel et numérique, veulent surtout éviter d’attirer l’attention des régulateurs sur leurs activités. Entre autre, Visa et Mastercard ont émis leur refus de soutenir publiquement le projet du géant des réseaux sociaux. Les principales craintes que suscite la Libra consistent surtout dans la menace qui pèse sur les monnaies souveraines, les banques et le système monétaire international.

Par ailleurs, l’important volume des données personnelles que Facebook et ses partenaires pourraient librement collecter constitue également l’une des craintes que soulève ce projet de système de paiement numérique.

Le lancement de la Libra de nouveau menacé

Le projet Libra de Facebook faisait état de son avancement il y a quelques semaines, avec le dépôt d’un dossier de demande de licence de système de paiement auprès de l’Autorité fédérale suisse pour la surveillance des marchés financiers. Cependant, en parallèle, les gouvernements et les régulateurs financiers continuent de s’opposer à son lancement.

D’ailleurs, les banques centrales étudient le développement de leurs propres cryptomonnaies pour contrecarrer les plans hégémoniques du Globalcoin. Celui-ci n’est pas au bout de ses peines, puisque certains membres de la fondation Libra semblent reconsidérer leurs liens de partenariat vis-à-vis du projet.

Les inquiétudes gagnent les membres de la Fondation Libra

Afin de rassurer les autorités et le grand public, certaines dispositions ont été prévues pour le lancement de la Libra en 2020. Entre autre, il a été annoncé que le crypto-actif de Facebook serait adossé à un panier de devises incluant l’Euro, le Dollar, la Livres Sterling et le Yuan. Le projet prévoit également l’attribution de la gestion de son réseau blockchain à une fondation basée en Suisse.

Cette entité sera composée d’une centaine de membres, dont des entreprises privées, des organisations à but non-lucratives et des universités. Les partenaires privées peuvent intégrer ce consortium grâce à une participation financière d’un milliard de dollars chacun. En échange, ils bénéficieront de certains privilèges, dont celui de pouvoir administrer les cent premiers nœuds du réseau.

Actuellement, 28 de ces 100 nœuds ont déjà trouvé des acquéreurs depuis l’annonce officielle du projet au mois de juin. Parmi ces partenaires privés, Mastercard, Visa, Stripe, Paypal, PayU, Mercado Pago, Uber, Lyft, Spotify, Ebay, Booking Holdings, Iliad, Vodafone, Coinbase, Bison Trails, Anchorage, Ribbit Capital, Thrive Capital et Andreessen Horowitz font actuellement partie des membres fondateurs de l’association Calibra.

Or, selon un article publié par le Wall Street Journal, plusieurs de ces partenaires sont actuellement en train de revoir leurs implications au projet. Il s’avère que ces entreprises privées soient devenues hésitantes à continuer à soutenir la Libra, à cause des nombreuses réticences qu’il suscite de la part des gouvernements et des régulateurs financiers du monde entier. Elles craignent ainsi d’attirer l’attention sur la base des accueils négatifs démontrés par les USA et l’Europe à l’encontre de la crypto de Mark Zuckerberg.

Les partenaires privés de la Libra pourraient renoncer à contribuer à son lancement

Si la Libra était prévue d’être lancée au premier semestre 2020, le report semblait être plus que probable face à l’opposition des autorités. Mais maintenant, après la révélation qui indique que certains partenaires privés pourraient finalement quitter le projet, cela risque d’être inévitable.

D’après les informations publiées, ces entreprises, dont Mastercard et Visa, auraient refusé de prendre le parti du projet face aux pouvoirs publics. Or, en voulant éviter de prendre la défense de la Libra, ces membres de l’association dévoilent également leurs doutes et la faiblesse de leurs engagements vis-à-vis du projet.

Par ailleurs, les informations publiées par le Wall Street Journal dévoilent également que ces entreprises privées ont la possibilité de se retirer du projet, grâce à un scellage non définitif de leurs engagements envers le consortium entourant la fondation. Dans le cas où Facebook n’arrive pas à apaiser les oppositions auxquelles fait actuellement face la Libra, il est à craindre que ces entreprises privées ne se décident finalement à quitter le projet.

Qu’adviendra-t-il de la Libra si Visa et Mastercard quittent la fondation Calibra ?

D’après l’article du Wall Street Journal, Visa, Mastercard, Paypal et Stripe sont parmi les investisseurs privés qui ont refusé de défendre publiquement la Libra après avoir été sollicités par Facebook. Or, ces partenaires sont les principaux acteurs du secteur du paiement, sur lesquels était basée l’adoption de l’anciennement nommé Globalcoin.

En effet, la participation de ces entreprises au lancement de ce dernier aurait permis d’atteindre une plus grande fluidité et une utilisation systémique dans le monde entier. Elles auraient entre autre facilité la mise en confiance des gouvernants et surtout des 2,4 milliards d’utilisateurs de Messenger et Whatsapp principalement ciblés par cette cryptomonnaie.

De plus, ces géants du paiement auraient également rendu plus accessibles les populations non bancarisées des pays en voie de développement. D’autre part, les autres cryptomonnaies espèrent également que le lancement de la Libra favorisera l’apprentissage et la démocratisation de leur utilisation. Ainsi, chaque nouvel obstacle au projet pèse sur leur avenir.

Néanmoins, à la publication du Wall Street Journal, le cours du Bitcoin est resté stable, mais sans toutefois arriver à franchir le seuil de résistance des 8 500 $. Le 03 octobre, les responsables de l’association Libra et les représentants de ce consortium sont convoqués à Washington. Les résultats de cette réunion nous en diront plus sur l’avancement des discussions avec les régulateurs.

tout savoir sur la crypto

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here