Les scandales liés au nom de Craig Wright ont fait de ce dernier le principal personnage qui irrite la communauté des cryptonnautes. Après son auto-proclamation d’être Satoshi Nakamoto, le procès qu’Ira Kleiman, le frère du défunt David Kleiman, a intenté contre lui, met de nouveau ses frasques au cœur des sujets de discussion.

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Le plaignant n’est autre que le frère de l’un des développeurs du Bitcoin, avec lequel Wright avait été partenaire d’affaires. Il accuse ainsi l’auto proclamé Satoshi d’avoir gardé un héritage qui aurait dû revenir à la famille du défunt, à savoir près de 500 000 Bitcoins, soit une valeur actuelle de 5 milliards de dollars. L’accusation porte également au niveau de certaines propriétés intellectuelles, comme des brevets et des travaux réalisés par le défunt frère du plaignant.

Un procès mettant à jour de nombreuses incohérences

Surnommé Fakesatoshi par la communauté crypto, Craig Wright doit aussi sa célébrité à ses comportements qui dénaturent l’essence du Bitcoin et des cryptomonnaies en général. Dans le procès qui l’oppose à Ira Kleiman, de nombreuses incohérences sont à mises à jour par la Cour et prouvent ainsi son statut de menteur invétéré.

Craig Wright de nombreuses fois en mauvaise posture devant la Cour

Au début même du procès qui l’accuse de vol de Bitcoins, Wright déclare que lesdits BTC qui ont été acquis en partenariat avec le défunt David Kleiman ont été saisis par les régulateurs financiers du Costa Rica à l’occasion d’une enquête qui a été menée au sujet de la plateforme d’exchange Liberty Reserve.

Si cette saisie a bien eu lieu, il est impossible de savoir si les BTC concernés sont bien ceux qui font l’objet du procès actuel. Jugeant donc que la déclaration de Wright n’est pas suffisante pour clarifier la situation, la Cour lui demande d’apporter les justificatifs nécessaires qui puissent prouver l’existence de ces coins et par la même occasion les preuves qu’ils sont bien à lui. En somme, l’accusé doit fournir les adresses des portefeuilles numériques où ont été stockés les BTC qui ont été saisis.

En effet, dans sa déclaration, l’accusé ne nie pas l’existence de ces valeurs numériques, lesquels sont estimés à 550 000 BTC à 1,1 millions BTC. Ira Kleiman l’accuse de ce fait de fraude à la succession et d’usage de faux documents. En effet, Wright certifie que lesdits Bitcoins lui appartiennent en totalité et qu’il les a miné lui-même.

Par rapport au contexte du procès en cours, le juge ordonne à Wright de produire la liste de toutes ses adresses Bitcoins jusqu’à la date du 31 décembre 2013. Cela permettrait en effet de déterminer le ou les véritables propriétaires des jetons en question. Et par la même occasion, cela permettrait aussi de prouver qu’il est réellement Satoshi Nakamoto.

Craig Wright, un fraudeur et un faussaire mis à jour

Les documents qui sont remis à la Cour par Craig Wright contiennent les adresses des 70 premiers blocs de Bitcoins minés, depuis le premier bloc nommé Genesis. Ces blocs sont ceux qui ont été minés par Satoshi Nakamoto. Néanmoins, la liste n’est pas complète pour atteindre les 1,1 millions de BTC.

Par ailleurs, les experts estiment que ce sont juste des adresses qui ont été copiées depuis la blockchain, laquelle est consultable par tout le monde. De plus, les experts ont également identifié un bloc qui n’a pas les mêmes caractéristiques que les autres blocs minés par le véritable Satoshi. En effet, le bloc 64 aurait été miné à l’aide d’un tout autre matériel et logiciel.

Par ailleurs, Wright avait déclaré ne pas avoir connu le défunt développeur de Bitcoins qu’en 2016 et avait fourni des documents échangés avec le défunt via l’application Bitmessage. Or, selon Jonathan Warren, le créateur de l’application, lesdits documents ont été falsifiés par Wright dans le but d’usurper l’identité de Satoshi Nakamoto et de voler la part des 1,1 millions de Bitcoins appartenant au défunt David Kleiman. En effet, les documents auraient été envoyés le 6 et le 13 novembre 2012, alors que l’API n’aurait été mis à la disposition du public que le 19 novembre 2012.

Le verdict de la Cour du District Sud de la Californie sur l’affaire Kleiman

Les nombreuses déclarations garnies d’incohérences que Wright a émises sous serment devant la Cour peuvent être retournées contre lui en tant que parjures. Mais pour l’heure, la décision du juge de première instance va surtout permettre au frère du défunt David Kleiman d’obtenir ce qui lui revient de droit.

Un verdict qui peut donner à controverse

La décision du juge du tribunal de première instance de Californie ordonne à Wright de reverser la moitié des Bitcoins, dont il s’estime être l’unique propriétaire. Selon les dires de l’accusé, il aurait acquis ces coins grâce à ses activités de minage antérieurs au 31 décembre 2013. En plus de ces BTC, il devra également rendre la moitié des propriétés intellectuelles acquises jusqu’à cette date.

Le revers de ce verdict est néanmoins inquiétant pour la famille Kleiman, car Wright n‘a pas pu fournir les documents qui attestent de l’existence des 1,1 millions de Bitcoins, mais d’une toute petite partie seulement.

En effet, l’accusé déclare que les adresses des Bitcoins qui manquent ne seront disponibles qu’en 2020. Il affirme que l’accès à ces fichiers nécessite un déblocage par les membres du groupe Tulip Trust, qui utilisent le concept de clé partagé du procédé de Shamir pour protéger leurs fonds. Les avocats de Wright vont également porter le verdict de la cour de première instance au niveau de la juge Beth Bloom du District pour y faire opposition.

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