American And Swiss Flag Pair

Depuis l’annonce officielle concernant son lancement pour le premier semestre 2020, le projet de cryptomonnaie Libra est devenu la principale source d’inquiétudes des régulateurs et des Etats. En effet, ces derniers jugent que le projet n’est pas encore assez bien défini et qu’il peut ainsi causer des risques aux consommateurs.

tout savoir sur la crypto

Par ailleurs, les réglementations actuelles ne sont pas non plus prêtes à l’arrivée de cette monnaie qui risque de concurrencer le dollar, l’actuelle valeur refuge de référence. Dans l’intention de dissiper ces inquiétudes, une délégation est actuellement en route pour la Suisse où est établi le siège de la Libra Association.

Ces émissaires des organismes de régulation financière auront surtout pour objectif de faire un état des lieux des risques et des mesures mises en œuvre par l’association Balance pour garantir la sécurité des utilisateurs.

La sécurité des données personnelles avec Libra, un sujet sensible pour les régulateurs financiers

En plus des risques de grande volatilité de la Libra, pointés du doigt par Donald Trump, la politique de la gestion des données personnelles par Facebook et ses partenaires inquiètent également les régulateurs américains et européens. En effet, celle-ci entre dans le cadre de la protection des consommateurs, mais également dans celui de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Evaluation de la Libra, les régulateurs financiers se déplacent jusqu’en Suisse

David Marcus, le père du Libra, et Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, ont tous les deux affirmé que le lancement de la cryptomonnaie prendra le temps qu’il faudra pour garantir la conformité aux règlementations de chaque pays. Cela reflète entre autre leurs intentions, quant à maintenir le développement du projet, contrairement aux avis de nombreux régulateurs qui souhaitent son abandon pur et simple.

Parmi ces derniers, le député Maxine Waters sera à la tête de la délégation qui va se rendre en Suisse, pour clarifier le dossier Libra. Les six américains qui représenteront les régulateurs étatsuniens y rencontreront leurs homologues locaux, dont entre autre Adrian Lobziger, le représentant national de l’Office fédéral suisse de la protection des données et de l’information (PFPD).

Les problèmes de réglementation de la cryptomonnaie du géant des réseaux sociaux seront à l’ordre du jour, mais également le fait que la fondation Libra a son siège à Genève, en Suisse. En effet, le pays est réputé pour être la terre promise des organismes financiers internationaux du genre, à cause des faveurs inédites proposées par sa politique fiscale et la rigueur de sa discrétion à l’égard des activités de ses entrepreneurs.

Le dossier Libra s’annonce compliqué en Suisse

La parlementaire américaine Maxine Waters qui avait demandé l’arrêt du projet Libra à Facebook trouvera certainement une oreille attentive chez le Commissaire fédéral suisse à la protection des données et à la transparence, Adrian Lobsiger. Celui-ci occupe un poste qui n’est pas sous l’autorité exécutive locale depuis novembre 2015 et y restera jusqu’en novembre 2023. Ce représentant national de la PFPD travaille actuellement à l’élaboration du programme RPGD ou Règlement Général de la Protection des Données.

Il a notamment adressé une lettre à David Marcus pour demander à ce dernier de plus amples explications concernant la sécurité et la confidentialité des données personnelles des utilisateurs de la Libra. Ce courrier a été notamment expédié au mois de juillet, après les audiences parlementaires durant lesquelles le père de la crypto de Facebook était auditionné. Pour l’instant, ce dernier semble ne pas encore avoir daigné répondre.

Les critiques entourent Libra, le projet risque de ne pas aboutir à temps, voire jamais

Force est de constater que le lancement de la Libra de Facebook ne suscite que des oppositions auprès des autorités internationales. Cela est surtout dû à l’ambition de cette crypto d’être la future monnaie d’échange pour plus de 2,7 milliards de mobinautes, dont 1,7 milliards de personnes non-bancarisés dans les pays émergents.

Porté par 28 actionnaires sur les 100 recherchés, la fondation se compose actuellement de grands noms du secteur du paiement comme Paypal, Visa, Mastercard et Stripe, mais également des entreprises de nouvelles technologies.

De nombreux s’opposent à la Libra et son rêve d’hégémonie monétaire

En dehors des USA, les autres pays sont également avides de plus de clarté concernant la Libra. Entre autre, l’Union Européenne veut également lancé une enquête sur la crypto de Facebook. Elle désire savoir si le projet répond aux lois qui visent à établir une concurrence loyale entre les entreprises de chaque secteur. En effet, les actionnaires du projet peuvent bénéficier de grands avantages par rapport à leurs concurrents au niveau de leurs marchés respectifs.

Par ailleurs, l’adoption de la monnaie de David Marcus se heurte également au refus de certains pays, comme la Russie et l’Inde, quant à son lancement au niveau de leurs populations. Ces pays abritent pourtant la majorité des utilisateurs ciblés par le projet.

Dans le même temps, il ne faut pas non plus oublier que la Chine reste inaccessible à Facebook et ses applications Messenger ou WhatsApp, par l’intermédiaire desquelles la Libra sera utilisée. L’opposition de l’Empire du Milieu à cette cryptomonnaie est même matérialisée par son projet de créer sa propre crypto-devise nommée DCPE, afin de ne pas permettre à la Libra de s’imposer sur son territoire.

tout savoir sur la crypto

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here