Le mouvement qui a incité les entités professionnelles à se lancer dans la crypto-monnaie prend aujourd’hui des dimensions plus importantes : les pays envisagent d’adopter le système, et l’Iran suit doucement la cadence. Suivant l’exemple de l’Estonie qui a développé sa propre devise numérique il y a déjà quelques mois, l’Iran devient donc une des toutes premières nations à s’approprier entièrement les monnaies nouvelle génération.

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Le projet garde une identité expérimentale : Téhéran confirme son projet de développer une monnaie numérique au niveau national. C’est le ministre des technologies qui s’est chargé de divulguer l’information. Le projet de crypto-monnaie serait en cours de réalisation, et il semble que les choses aient bien avancé. En quelques mois, le gouvernement iranien aura réussi à le finaliser, ajustant les derniers détails de son fonctionnement. Ce modèle est ainsi le premier adopté par le pays, et pourrait bien dévoiler tout son potentiel face aux récents risques de pénalisations économiques. Celles-ci, imposées par le gouvernement américain, déstabilisent l’économie locale.

En effet, l’évolution de la monnaie iranienne atteint des seuils extrêmement bas. Le contexte, qui est particulièrement délicat, devrait pourtant permettre à l’Iran de développer un modèle économique plus stable, car ne dépendant pas des réglementations internationales. Le sujet est également sensible, car le gouvernement a prohibé l’utilisation des crypto-monnaies. La décision a été adoptée par la banque centrale locale, qui refuse les transactions par Bitcoin ou Ethereum. La raison de ce rejet s’explique par un combat ciblé contre le blanchiment d’argent. Les risques seraient élevés, et ne permettraient aucune erreur stratégique de la part des autorités.

L’établissement de la crypto-monnaie nationale est présenté comme un moyen de faire rempart à la crise des devises. Sa nature expérimentale est néanmoins gardée, car la nouvelle monnaie digitale devrait d’abord aider à analyser la faisabilité d’un développement intérieur basé sur une économie encore volatile. Le mois dernier, la nation iranienne avait annoncé l’unification du marché de change. La démarche officielle confirmait aussi l’impossibilité de réaliser des opérations de change en dehors des organismes bancaires reconnus. Annoncé en février, la création de la blockchain n’aura pas mis longtemps à être mise en place. En plus d’offrir une alternative pouvant contourner les sanctions, cette monnaie respecterait également les termes de la charia.

Ces principes islamiques, qui assurent la conformité de la monnaie, sont combinés au modèle du Petro Vénézuélien. Ce dernier se base sur le cours du pétrole, et offre une référence de choix pour la monnaie iranienne. Le pays n’est pas le seul à vouloir créer sa propre crypto-monnaie, et d’autres ont très vite cerné les capacités des monnaies digitales face aux difficultés économiques aggravées par les restrictions internationales. La Russie, notamment, prévoit de lancer sa devise dans l’année à venir. La Suède, également concernée, a annoncé le prochain lancement d’un programme qui permettrait de compléter, et rectifier les failles de la monnaie fiduciaire. La Turquie et le Cambodge, enfin, devraient suivre le pas en proposant des devises numériques régulant les marchés locaux.

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