Après avoir traînés en justice tous ceux qui ont eu l’audace de mettre en doute son identité comme étant le véritable Satoshi Nakamoto, Craig Wright se tient maintenant derrière la barre des accusés. Ce procès a été initié en février 2018 par la famille de Dave Kleiman, son ancien partenaire décédé en 2013. Les Kleiman accusent l’auto proclamé créateur du Bitcoin d’avoir gardé la part qui revient de droit au défunt.

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En jeu, la somme pharaonique de 1,1 millions de BTC, soit près de 11 milliards de dollars. Suite aux nombreuses incohérences qui découlent des déclarations de l’accusé et son incapacité à répondre à l’ordonnance du tribunal de présenter des preuves complètes de sa détention de ces Bitcoins, les plaignants avaient obtenu gain de cause. La décision du tribunal de première instance de Californie a ordonné à Craig Wright de leurs reverser 550 000 BTC.

Une judicieuse demande de report du procès

La précédente décision de la justice met à jour un sérieux dilemme, puisque Craig Wright n’a jamais pu fournir de preuves concrètes concernant les 1,1 millions de Bitcoins qu’il aurait minés. D’ailleurs, il avait déjà déclaré que ces coins avaient été saisis par les autorités financières du Costa Rica lors d’une enquête menée sur la plateforme d’échange Liberty Reserve. Il semble difficile pour l’accusé de rendre 550 000 BTC qu’il n’a plus ou qu’il n’a jamais eu, et pour les plaignants de les récupérer.

Des négociations en cours entre Wright et Kleiman

Craig Wright a perdu une belle occasion de prouver qu’il est véritablement le créateur du Bitcoin, en ne fournissant pas les preuves de sa détention de plus de 1 millions de BTC. Surnommé par la communauté cryptonaute, il est accusé de fraude à la succession par Ira Kleiman, le frère de Dave Kleiman, son ex-associé avec lequel il aurait accumulé 1,1 millions de BTC. Il est également accusé de vol de propriétés intellectuelles, quant à certains travaux de son ancien partenaire d’affaires.

Affirmant néanmoins disposer de ces coins, il a déclaré devant la Cour ne pas pouvoir les débloquer avant 2020, à cause de la nécessité de la présence d’autres personnes pour utiliser une clé partagée par le procédé de Shamir. Face à la décision du tribunal en faveur des Kleiman, Wright a également déclaré que le transfert d’un tel volume de Bitcoin ne pouvait qu’impacter sur le cours du BTC. Les deux partis viennent ainsi de demander conjointement à ce que le procès soit reporté, dans le but d’arriver à un compromis pour clôturer amiablement cette affaire.

Ces négociations méritent néanmoins d’être suivies avec attention, puisqu’il est vrai que les sommes mises en jeu dans cette affaire risquent réellement de faire varier significativement le cours du BTC. A ce stade, le procès Wright contre Kleiman vient d’alerter l’ensemble de la communauté cryptonaute et est devenu un sujet plus que sensible.

30 jours pour trouver un compromis valant 11 millions de dollars

Les péripéties concernant le procès de Craig Wright ne cessent de divertir le secteur de la cryptomonnaie. Après les frasques tragi-comiques de l’accusé pour se sortir de ses incohérentes déclarations fournies de méthodes de faussaires, il gagne maintenant un sursis de 30 jours, afin de trouver un accord financier avec les plaignants.

Les observateurs issus du secteur cryptomonétaire devront ainsi patienter également 30 jours de plus pour obtenir une éventuelle réponse quant à leurs interrogations concernant le patrimoine réel de l’auto proclamé Satoshi Nakamoto. En effet, seul le créateur du Bitcoin pourrait avoir à son actif les 1,1 millions de BTC au cœur de cette affaire.

Parmi les éventualités à ce prochain compromis, Wright peut proposer de régler ce qu’il doit en BSV (Bitcoin Satoshi Vision) selon les valeurs définies par le verdict du procès. Cette proposition se heurterait cependant à une grande difficulté. En effet, la valeur totale des BSV actuellement en circulation ne couvrent même pas la moitié des 550 000 Bitcoins qu’il doit verser aux plaignants.

Le marché du Bitcoin inquiet concernant la conclusion de l’affaire Craig Wright

Après s’être autoproclamé en mai 2016 comme étant Satoshi Nakamoto, le père du Bitcoin, Craig Wright n’a toujours pas pu prouver ses allégations. Il n’a pas non plus répondu à l’ordonnance du tribunal qui lui somme de fournir des documents sur ses actifs BTC. Selon les quelques adresses Bitcoin qu’il a présenté, il s’avère même qu’il n’en possède réellement aucun. Cependant, tout cela peut constituer d’autres excuses dans le but de cacher ses possessions réelles. En effet, il avait déjà présenté des faux échanges d’emails à la Cour.

Néanmoins, dans le cas où Wright possèderait réellement les 1,1 millions de BTC concernés par cette affaire et qu’il en verse une partie aux Kleiman, le cours du Bitcoin risque de subir une certaine chute. En effet, une forte hausse du nombre de BTC en circulation réduirait grandement l’inflation du marché. C’est peut-être d’ailleurs pour cela que le tribunal a accepté de reporter de 30 jours ce procès aux revirements surprenants. Cependant, même si dans le cas où les deux partis s’entendent sur un éventuel compromis, Craig Wright risque toujours d’être poursuivi et d’être sanctionné par le tribunal à cause de ses parjures.

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