Selon des révélations faites par des salariés de Facebook à Bill Barhydt, le CEO de la plateforme Abra dédiée aux investissements Bitcoin, le géant des réseaux sociaux aurait d’abord eu l’intention d’utiliser le Bitcoin pour réaliser les transactions avec ses applications Messenger et WhatsApp, mais également sa plateforme Instagram.

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Plusieurs raisons peuvent expliquer le fait que la firme de Mark Zuckerberg ait fait le choix de développer sa propre cryptomonnaie Libra, au lieu d’exploiter la plus ancienne des blockchains. Il est certain que cette option a été précédée d’une étude approfondie par la firme californienne avant d’être abandonnée. En effet, le Bitcoin pourrait avoir quelques difficultés à remplir les fonctions de la Libra au sein de l’environnement de réseaux sociaux gérés par Facebook.

Le Bitcoin dévoile un manque de performances par rapport au projet Libra

C’est lors d’un podcast réalisé par Peter McCormack et intitulé “What Bitcoin Did” que Bill Barhydt a révélé cette information et expliqué les possibles raisons qui ont amené Facebook à abandonner l’idée d’utiliser le Bitcoin. Au lieu de cela, la firme de Mark Zuckerberg a préféré développer elle-même sa propre cryptomonnaie.

La Libra, une cryptomonnaie dédiée à un réseau de plus de 2,4 milliards d’utilisateurs

D’après les objectifs de l’Association Libra qui sera chargée de la gestion de la future cryptomonnaie de Facebook, cette dernière est vouée à devenir un moyen de paiement global. Elle permettra de surpasser les moyens de paiement actuel, comme Visa et Mastercard, en termes de rapidité. La Libra permettra de réaliser plusieurs millions de transaction par seconde sur son réseau. Elle doit également pouvoir supporter une forte montée en charge avec une blockchain bénéficiant d’une scalabilité particulièrement élevée.

En effet, le Livre Blanc publié à ce sujet promet l’accès à la Libra depuis les applications développées par le groupe Facebook, soit Messenger et WhatsApp, ainsi que son réseau social Instagram. Cela permettra à la GlobalCoin, comme elle était initialement nommée, de devenir la monnaie d’échange entre plus de 2,4 milliards d’utilisateurs disposant d’un simple smartphone.

Actuellement, la vitesse de validation des transactions Bitcoin est d’environ 15 minutes et peut dépasser plusieurs heures durant les moments de forte affluence. De plus, les frais de transaction sur sa blockchain augmentent proportionnellement par rapport aux nombres d’utilisateurs. Ainsi, dans le cas où le Bitcoin serait utilisé par 2 milliards d’individus, ces frais augmenteraient de façon exponentielle. Cela est particulièrement opposé au projet Libra qui a aussi pour objectif de proposer les plus bas tarifs en termes de transactions transfrontalières. En effet, Facebook veut adopter une politique d’inclusion à l’égard des populations non bancarisées d’Afrique et d’Asie.

La Libra, une monnaie plus stable que le Bitcoin

Pour pouvoir se proposer comme une monnaie de paiement mondiale, la Libra doit bénéficier d’une grande stabilité. Facebook doit en effet s’assurer que les sommes envoyées entre ses utilisateurs ne subissent que des moindres variations à court ou à long terme. En effet, si tel n’est pas le cas, les utilisateurs seraient plus que réticents à conserver et envoyer leur argent sous forme de Libras.

C’est d’ailleurs pour cela que la cryptomonnaie est adossée à cinq monnaies fiduciaires, dont le Dollar, l’Euro et le Yen. Ce panier de devise est censé garantir la stabilité du cours du Globalcoin et éviter les tendances volatiles que dévoilent les autres cryptomonnaies, le Bitcoin en tête. En effet, ce dernier reflète une volatilité maximale, avec un cours ayant atteint un sommet de près de 20 000 dollars en 2018 et une chute à moins de 7 000 dollars au cours du premier trimestre 2019. Le cours du BTC était même descendu à 200 dollars en 2014-2015, alors qu’il valait déjà plus de 1 000 dollars en décembre 2013.

Les secrets de la Libra qui méritent d’être connus, les tokens de nœuds et l’usage de la data

Compte tenu de l’objectif de Facebook de proposer un stable coin, il est certain que sa valeur restera stable à long terme. Contrairement au Bitcoin, la cryptomonnaie de Facebook ne permettra pas d’obtenir des plus-values, même après plusieurs années. Si la valeur de lancement de la Libra est de un dollar, elle vaudra certainement toujours un dollar dans 10 ans.

La Libra de Facebook, une monnaie d’échange et non d’investissement

D’après les explications du Livre Blanc publié par la Fondation Libra lors de l’annonce officielle de son lancement au mois de juin, le projet porte sur la création de deux cryptomonnaies distinctes, dont la monnaie d’échange Libra et le token destiné à la gestion du réseau et des nœuds. Ces tokens sont actuellement mis à la disposition des entreprises privées qui souhaitent intégrer la Fondation, via une participation individuelle d’un milliard de dollar, qui permettra de contrôler un nœud du réseau. Une centaine de nœuds sont ainsi en vente, dont 28 ont actuellement déjà trouvé preneur.

Les tokens détenus pour la gestion des nœuds peuvent cependant être amenés à gagner en valeur en fonction de l’expansion du réseau de paiement. Par ailleurs, la Libra subit actuellement une enquête de la part de la Commission Européenne concernant les risques de concurrence déloyale. En effet, grâce à la Libra, Facebook pourra accéder et exploiter plus de données personnelles de ses utilisateurs. En particulier, il sera en mesure de connaître les détails des achats de chaque utilisateur qui aura effectué des paiements en Libra.

Les entreprises membres de l’Association Libra seront ainsi favorisées grâce à ces données par rapport à leurs concurrents au niveau de leurs secteurs d’activité respectifs. En ayant opté pour le développement de la Libra et abandonné l’idée d’utiliser le Bitcoin, Facebook s’est également garanti de disposer d’une cryptomonnaie sur laquelle elle profitera d’un contrôle intégral. En effet, les modifications de protocole au niveau de la blockchain du Bitcoin n’auraient pas pu être contrôlées par Facebook uniquement, mais nécessitent d’être votées par la communauté.

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