En l’espace de quelques mois, les Etats-Unis ont innové pour s’adapter aux cryptomonnaies. Régulateurs, grandes banques, Bourses… Ils imaginent des garde-fous pour tenter de limiter le risque.

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Même son plus farouche opposant a modéré ses propos. Après avoir qualifié le bitcoin d’« escroquerie », Jamie Dimon, le PDG de JP Morgan, s’est excusé et a exprimé ses « regrets », tout en continuant de clamer qu’il n’était pas intéressé par la cryptomonnaie. Le patron de la première banque américaine est toutefois de plus en plus isolé. Car le monde des affaires a largement embrassé la cause du bitcoin, ces derniers mois, outre-Atlantique.

A commencer par Goldman Sachs. La banque d’affaires a été la première à annoncer  se lancer dans le trading de bitcoins. Elle est en train de mettre en place une équipe, qui devrait être opérationnelle d’ici à juin, et réalisera des opérations pour des clients minutieusement sélectionnés. Malgré les propos de son patron, JP Morgan a confié réfléchir à faire de même. Jamie Dimon avait certes menacé de licencier les traders de son groupe qui miseraient sur le bitcoin, mais sa directrice financière, Marianne Lake, l’a ensuite désavoué, indiquant que la banque était « très ouverte à l’utilisation future de devises digitales correctement contrôlées et régulées ».

 

Les deux autres géants, Bank of America-Merrill Lynch et Morgan Stanley, sont plus nuancés. Ils reconnaissent l’intérêt du bitcoin, tout en prenant leurs précautions. C’est ainsi que le premier a interdit à ses clients d’investir dans l’un des fonds en bitcoins de Barry Silbert, l’un des pionniers des cryptomonnaies.

Le bitcoin est toutefois parvenu à acquérir une nouvelle respectabilité. En témoigne son  entrée par la grande porte à la Bourse de Chicago , d’abord au  Chicago Board Options Exchange (CBOE) puis au Chicago Mercantile Exchange (CME).

Vers un cadre attractif

Chicago a reçu pour cela l’agrément de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), l’organisme de régulation des banques. Tout en reconnaissant que « les marchés sous-jacents et les échanges en bitcoins demeurent en grande partie non réglementés » et que la CFTC a un « pouvoir limité sur eux », et en soulignant que « la volatilité des prix et les pratiques commerciales sur ces marchés suscitaient des inquiétudes », le président de la CFTC, Christopher Giancarlo, a donné son feu vert.

De premiers contrats à terme et des options ont ainsi été lancés en décembre. Une reconnaissance qui a porté le cours du bitcoin en fin d’année. Là aussi, des précautions ont été prises, toutefois, comme la suspension des cours en cas d’échanges trop importants.

Enfin, d’autres régulateurs se sont positionnés, ce qui pourrait aboutir à la mise en place d’un cadre plus rassurant pour les investisseurs et attractif – dans les autres pays, le cadre tarde à se mettre en place. La FTC (Federal Trade Commission) publie ainsi régulièrement ses recommandations – les premières datant d’il y a plus de deux ans -, préconisant la vigilance par rapport au grand public mais reconnaissant que les cryptomonnaies sont un mode de financement qui bénéficie d’atouts, qui doivent être encadrés de manière légère. Et le président nommé de la Fed, Jerome Powell, a même évoqué  l’idée d’une cryptomonnaie pilotée par la banque centrale américaine , lors de son audition au Sénat…

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