Les polémiques sur le Bitcoin ne s’arrêtent jamais. Alors que les plus grands hommes d’affaires l’ont récemment comparé à la mort au rat, la monnaie virtuelle numéro 1 est aujourd’hui persona non grata dans plusieurs pays. Le Zimbabwe a récemment rejoint la liste des nations qui la bannissent.

La décision a été prise par la Banque Centrale du pays, qui a déclaré la guerre à la crypto-monnaie. Les institutions financières ont aujourd’hui l’interdiction de réaliser des transactions avec des devises numériques. Toute opération impliquant leur utilisation, comme la simple sollicitation de ces actifs, est strictement prohibée. Le directeur de l’organisme a véhiculé la circulaire qui stipule cette nouvelle position. Formulée comme une demande, le document officiel informe les différentes institutions sur la nécessité de supprimer tout service lié à la crypto-monnaie. Un délai de 60 jours a été annoncé pour que les établissements puissent fermer les comptes stockant des devises numériques. Si le public a d’abord pensé que la réforme ne concernait que les professionnels, la Banque Centrale a rapidement levé le doute en affirmant que les particuliers étaient tout aussi concernés.

Ce choix fait polémique, et n’a pas manqué de diviser les locaux qui commençaient à être nombreux à se tourner vers les actifs dématérialisés. L’homme fort de l’organisme bancaire a pourtant expliqué que ce positionnement pouvait s’expliquer par l’interconnexion entre le modèle financier alternatif, et le système fiduciaire classique. Le manque de garanties, tout comme l’aspect totalement irrationnel du Bitcoin auraient été les arguments qui ont justifié le ban. Le Bitcoin est le premier visé, car il fait partie des devises numériques les plus utilisées dans le pays. Les risques que présente le Bitcoin sont d’autant plus importants que l’assurance de revenus, ou d’une sécurité suffisante est inexistante. Ces derniers jours semblent avoir confirmé les craintes du gouvernement, car il a récemment été annoncé que le Bitcoin pourrait perdre 90% de sa valeur. Si cette estimation reste purement théorique, il renseigne sur la psychose créée par la monnaie.

Malgré l’accord d’une période de transition et d’adaptation, la décision nationale a eu des effets immédiats. Norman Mataruka a rappelé que le statut de la Banque Centrale ne lui permet pas d’approuver l’utilisation d’une monnaie instable, et faillible. En tant que dépositaire des fonds publics, l’institution a pour devoir de « préserver l’intégrité des systèmes de paiement ». Les dispositions prises devraient conduire à la fin des accords entre les établissements financiers, et les crypto-monnaies. La sauvegarde de cette intégrité est prise très au sérieux, et prévoit de couper toute forme d’opération pouvant impliquer les altcoins. Les plateformes de bourses pourraient toutefois faire exception à la règle, en proposant les dernières solutions d’utilisation du Bitcoin.

Ces ressources, qui ne sont pas régies par les règles de la Banque Centrale, pourraient faire l’objet de réserves. Il faut toutefois noter que la position de l’institution de références a de fortes chances d’influer sur la disponibilité de solutions alternatives, afin de protéger les intérêts de la population.

tout savoir sur la crypto

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here